
Messages personnels pour finir sur une note gaie : Bon anniversaire à mes filleuls, Grégoire, 5 ans aujourd'hui, Marie, 15 ans mardi, et à une petite Claire de 3 ans dont mon petit doigt me dit qu'elle aussi s'apprête à souffler ses bougies ...
* Désolée pour le jargon anglais mais les DRH vous le diront, en français, il n'y a guère d'équivalent.
Sabine Weiss est une très grande dame de la photographie dont on connaît surtout les portraits. Celle de la petite égyptienne, notamment qui fait la couverture de sa biographie, ou celle de la petite Judith qui illustra le "100 photos pour la liberté de la presse" de RSF l'an dernier. Ce que l'on sait moins et qu'on apprend aux Rencontres d'Arles cette année, c'est que dans les années 50, elle accepta une commande parce qu'"il fallait bien vivre". Il s'agissait de photographier à chaque changement de saisons les vitrines du Printemps à Paris. De cette expérience, elle rapporte non sans une bonne dose d'autodérision : "Je photographiais la nuit pour éviter les reflets dans les vitrines pendant que mon mari, qui m’accompagnait, faisait la causette avec les prostituées du boulevard." Cette photo n'est pas celle que j'ai préférée lors de ma visite à l'Espace Van Gogh d'Arles mais la seule que j'aie pu trouver pour illustrer ce billet. Malgré ce travail de commande, la sensibilité de l'artiste est très présente. Notamment, lorsqu'elle photographie un clochard endormi devant une des vitrines dans laquelle elle avait disposé une chaise du Jardin des Tuileries. Par une curieuse illusion d'optique, l'homme semble s'être assoupi sur la chaise au milieu des pimpants mannequins à la taille bien prise. Comme une touche de réalisme brut dans un monde de futilité.