lundi 15 décembre 2008

C'est un trou de verdure...

Ce dimanche de décembre, le temps n'était pas trop froid, la lumière était belle et il ne pleuvait pas. Cette conjonction nous a paru idéale pour faire cette dernière balade avec notre Toutou. Cela peut en surprendre d'aucuns mais quand nous avons emmené notre chien chez le vétérinaire voilà deux semaines, juste après sa fin brutale, son maître a opté pour une incinération individuelle. Comme nous n'avons plus de jardin, un endroit s'est tout de suite imposé à nous, le "Paradis du chien". C'est ainsi que l'avait baptisé Arthur quand nous allions nous promener le long des étangs d'Apigné avec les enfants petits et Oratio, d'abord jeune chiot puis dans la force de l'âge. Je ne suis pas très douée pour les descriptions mais je vais m'y essayer néanmoins. Pour y parvenir, il faut emprunter un petit chemin creux envahi de ronces et d'orties car, comme chacun sait, le paradis se mérite. On débouche alors sur un petit promontoire au-dessus de l'étang, au centre duquel trône un magnifique saule pleureur. Là, quelle que soit la saison, la vue qui s'offre à vous est de toute beauté. Un paysage de nos campagnes, paisible, protégé, sans manières. Notre chien, en bon labrador, adorait l'eau et c'était un régal de le voir se lancer dans l'étang, nager jusqu'au bâton que nous lui lancions et revenir fièrement avec son trophée dans la gueule. Enfin, n'embellissons pas la réalité, une fois sur deux, il l'oubliait en route... Voilà, nous avons refait le chemin une dernière fois et, tandis que Zuzu et moi nous cramponnions l'une à l'autre, BrB dispersait les cendres de notre compagnon, à l'endroit même d'où il émergeait après l'un de ses innombrables plongeons. Je me plais à croire qu'il y est pour toujours heureux, dans son élément, en compagnie des canards qu'il essayait en vain d'attraper...

9 commentaires:

rêver au sud a dit…

Mais bien sûr qu'il est là, dans cet endroit qu'il aimait tant ...
Il est dans son Paradis, il est heureux, il n'a plus à craindre la méchanceté des hommes.
Je t'embrasse.
Marie-Ange

le bord doré des nuages a dit…

je ne savais pas que l'on pouvait incinérer les animaux,comme pour les êtreshumains c'est le meilleur retour à la nature.Reprenez vite un compagnon à quatre pattes pour vous consoler...bien à vous.

lakevio a dit…

OUi, tu as parfaitement choisi le lieu et bien sûr, il vous y attend, compagnon désormais invisible mais présent dans vos souvenirs et votre coeur.
Tant mieux si on peut incinérer les animaux à présent. Cela nous permettra d'emporter notre ami Mousse le Chat dans notre carré de souvenirs personnels d'amis à quatre pattes en Auvergne !
Bien à toi.

B. a dit…

R.I.P .

Ppn a dit…

- A Marie-Ange : c'est vrai que c'était un chien tellement gentil qu'on ne s'attendait pas à ce qu'il termine ainsi, victime de la méchanceté et de la bêtise humaine...
- A Béatrice et Lakevio : Oui, on peut désormais faire incinérer son compagnon à quatre pattes. C'est un peu cher mais très pro et quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ?
- A Bérangère : Requiem in pace, I presume ?

heure-bleue a dit…

Victime de la connerie humaine...Ne le réveillons pas, il dort...

M'ados a dit…

C'est bien de votre part d'avoir fait ça...
Bizatwa,
M'ados*

B. a dit…

Yes !

BrB a dit…

On se l'ai faite façon "Big Lebowsky" mais chance pour nous (surtout dans ce pays), il n'y avait pas de vent et Oratio est parti tranquillement patauger dans les étangs éternels du paradis du chien.