mardi 18 novembre 2008

Mystère et touche de gloss

A l'agence, il nous arrive de réaliser des enquêtes pour le compte de nos clients. Je précise que je bosse dans une agence de com' (ou de pub) pas de détectives privés. Or donc, afin d'aider nos clients à mieux cerner les besoins de leurs propres clients, nous les sondons à leur place. En général, cela se passe par téléphone mais aujourd'hui, nous avons dû aller sur le terrain ce qui fait que pour la première fois de ma vie, j'ai joué à la "cliente mystère". Deux de mes collègues et moi-même devions aller "espionner" des magasins, envoyées par le service qualité d'une chaîne d'instituts de beauté. Croyez-moi ou pas, moi qui ai fait des choses beaucoup plus impressionnantes dans ma vie, je n'en menais pas large. D'abord, on vous remet un questionnaire long comme le bras qu'il faut mémoriser car il ne s'agit pas de sortir son bloc et son crayon ou pire, son nagra. C'est là que j'ai regretté de ne pas avoir l'étonnante mémoire visuelle de Fantômette quand j'ai été lâchée dans le centre commercial de Framboisy... Ensuite, il faut faire montre d'un talent certain de comédienne car vous avez un scénario à respecter. Votre demande porte sur une gamme de produits bien particuliers dont on doit vous faire l'article avec des arguments que vous connaissez déjà. Mais attention, il faut savoir faire parler la vendeuse sans faire soi-même les questions et les réponses (une de mes spécialités). Il ne s'agit pas non plus de jouer la cliente casse-pieds mais d'avoir l'air suffisamment convaincue pour acheter. De toute façon, la vente doit être conclue même si vous avez en face de vous la personne la moins commerçante de la terre, car le but c'est de vous retrouver en caisse (si je puis m'exprimer ainsi). Normalement, on doit vous demander votre carte de fidélité que vous avez oubliée mais que la caissière perspicace doit pouvoir retrouver grâce au nom "bidon" que vous lui communiquez. Et au cas où il y ait des homonymes, en plus du nom, vous devez vous souvenir d'une fausse adresse que vous avez pris soin d'apprendre par cœur. Schizophrènes s'abstenir. Enfin, quand vous sortez du magasin, l'air dégagé, vous devez tout de suite remplir le questionnaire à chaud pour ne rien oublier. Et si, pour ce faire, vous vous êtes réfugiée dans un café, et que comme moi, vous êtes parano, vous vous attendrez à tout instant à être démasquée. "C'est elle, la tricheuse, attrapez-la !". Last but not least, quand vous arrivez à votre bureau, vous devez encore saisir votre rapport en ligne et rapporter vos pièces à conviction (les échantillons, la carte de fidélité et le kit découverte qu'on vous a vendu). Mille pompons, Fantômette, c'est pas une vie, je vous le dis !

11 commentaires:

karmara a dit…

Fantômette : l'héroïne de mon enfance ! J'ai hâte de faire découvrir ses aventures à Anouk.

Et qui joue le rôle du Furet ? Une enseigne concurrente ?

B a dit…

Ah c'était donc toi ????

Satsuki a dit…

Avec deux collègues ? Ficelle et Boulotte ?

bricol-girl a dit…

Espion pendant la guerre froide c'était rien à côté!

Ppn a dit…

A Karmara : le Furet, j'ai cru justement le voir dans le café...
A B. : je t'ai eue, hein ?
A Satsuki : j'ai failli l'écrire mais j'ai eu peur qu'elles tombent dessus...
A Mad : j'ai aussi pensé aux faux époux Turenge. Quelle angoisse de vivre sous une fausse identité !

rêver au sud a dit…

Avais-tu pensé à mettre du rouge ce jour là ? (sourire).
Bisous du coeur.
Marie-Ange

Ppn a dit…

Chère Marie-Ange, eh bien oui, j'avais un beau pantalon rouge à carreaux ... un peu voyant pour une "espionne", non ?

Brigitte a dit…

Quelle vie trépidente , on ne s'ennuie pas dans ton boulot !

Ppn a dit…

Brigitte, c'est pas tous les jours comme ça ...

Pascale a dit…

Et Oeil-de-Lynx ? il était où Oeil-de-Lynx ? Il devait veiller sur toi dans la coulisse...

Ppn a dit…

A Pascale : décidément, je vois que j'ai affaire à un public averti. Œil-de-Lynx marchait trois pas derrière en portant le nagra, au cas où...