mardi 7 octobre 2008

Jusque là, tout va bien

Dur, dur de garder son optimisme en ces temps où les cassandres de tout poil nous inondent de nouvelles à qui plus inquiétantes les unes que les autres. Le matin, pendant que je me prépare pour aller bosser, puis au volant, je me fais un cocktail France Inter-France Info. Je quitte la première après la revue de presse du nouveau petit chouchou de ma copine B., pour attraper à 8h35 la météo, puis le débat sur la seconde. J'aime bien les passes d'armes à fleuret moucheté entre Laurent Joffrin de Libé et Sylvie Pierre-Brossolette du Point. La journaliste qui anime cette tranche horaire est plutôt posée ce qui nous change du ton péremptoire de son homologue et collègue d'Inter. Sans compter qu'outre Nicolas D., brillant mais agaçant (ce doit être le prénom...), je n'aime pas beaucoup non plus les tribunaux populaires, or c'est un peu ce que je ressens en écoutant les auditeurs cuisiner l'invité du jour. Cette longue digression radiophonique pour revenir à mon propos : en ce moment, quel que soit le média, c'est du gratiné. Trois français sur quatre se disent préoccupés par la crise financière et ses répercussions sur notre pouvoir d'achat et l'emploi selon un sondage tout juste paru dans l'Obs. "La France a peur" comme l'annonçait autrefois Roger Gicquel, celui dont Coluche disait que quand un avion s'écrasait quelque part, il avait l'air de l'avoir reçu sur ses pompes. Bon, c'est clair, moi non plus je ne fais pas la fière et je ne prends pas l'air dégagé. Je me dis même que nous avons eu de la chance l'an dernier de vendre notre maison alors que nous avions pris un prêt relais pour acheter notre appart. Et j'ai été encore plus vernie de décrocher un CDI au début de l'année dans une filière bouchée et à un âge où pour l'Apec on est déjà un senior à 45 ans... Entendu ce soir en rentrant, sur Radio Classique cette fois, que ce sentiment de "ça n'arrive pas qu'aux autres" est de plus en plus répandu. C'est peut-être le bon côté de cette crise, on ne se sent plus au-dessus de la mêlée. Même relativement privilégiés comme dans mon cas, on se dit que tout est décidément fragile...

5 commentaires:

heure-bleue a dit…

85% des français ont peur de la pauvreté pour les enfants même l'industrie du luxe est touchée, les nouveaux riches ont perdu beaucoup d'argent. Les retraités qui aidaient leurs enfants, ceux qui avaient un pouvoir d'achat, vont le perdre, les futurs retraités, ceux qui sont nés dans les années 50, vont vivre chichement...

Satsuki a dit…

C'est vrai que ça fait peur, même si, personnellement, je n'y comprends toujours rien, mais rien du tout ! J'ai cette idée que "les marchés", dont on se soucie tellement ces temps-ci, c'est nous qui les avons créés, alors on devrait être capables de les contrôler un peu, non ? Eh ben apparemment, non.

Brigitte a dit…

Espérons que cette crise remettra de la morale dans la politique du tout pour le fric , c'est vrai , on se dit qu'on pourrait être riche un jour et pauvre le lendemain , ces temps sont incertains et provoque une naturelle inquiétude .

copine B a dit…

c'est vrai je l'avoue G un faible pour le "revoyeur" de presse de France Inter...son patronyme certainement qui m'évoque l'arbre par lequel Adam et Eve.....

Ben alors petite Ppn, tu déprimes ? à mon avis t'as besoin d'un tea-time chez Le Daniel ou ou du dernier Woody ?

B a dit…

ben alors j'attends mon post du vendredi...petit rappel: tu ne bosses pas alors ????