mardi 8 juillet 2008

Ex Libris

"When I get a little money I buy books ;
and if any is left I buy food and clothes" (Erasmus)

Bibliothécaire comme ma copine d'enfance Florence qui me fait l'amitié de venir lire ce blog de temps en temps, ou libraire comme Heure Bleue, j'aurais adoré. Comme j'étais plutôt littéraire, ça aurait pu se faire mais bon, je n'y ai pas pensé sur le moment et personne n'a eu l'idée de me le proposer. L'orientation ce n'est pas une sinécure de nos jours mais à mon époque, n'en parlons pas...
Il se trouve que BrB aime autant lire que moi, tout matheux qu'il soit. J'ouvre une parenthèse, BrB c'est mon mari, ou Éric pour les habitués, mais depuis qu'il surfe dans la blogosphère, il revendique un pseudo lui aussi. Dont acte. BrB, donc, qui aurait pu faire sienne la devise d'Erasme (quand il part faire les courses, je ne suis pas sûre qu'on aura à manger mais lui est déjà le nez plongé dans son nouveau bouquin...) et moi, avons passé récemment deux jours à quatre pattes à vider les 45 cartons de livres qui dormaient dans la cave depuis septembre. Date à laquelle nous avons déménagé de notre grande maison où tout un pan de mur était occupé par une bibliothèque home made en carreaux de plâtre (jolie mais intransportable) pour notre appartement actuel. Question pépettes, il y avait toujours d'autres priorités et puis, nous voulions prendre notre temps pour trouver un écrin idoine et ad hoc à nos vieux copains.
Bon, pour être honnête, j'ai trouvé ça crevant. Au début, je classais tout bien comme il faut, par taille, auteur, collection, voire les trois ! A la fin, on bouchait les trous. Malgré un tri que nous avions cru drastique au départ, à l'arrivée nous nous sommes retrouvés avec 5 cartons incasables. Choix cornélien, que garder, que donner ? Curieusement, on s'est plutôt débarrassé des bestsellers récents et une fois de plus, on a ressorti de la naphtaline nos vieux Folio des années 80 (les Dos Passos, Steinbeck, Gide, Camus, Sartre et Beauvoir...) et tous les Rougon-Macquart qu'on pourrait pourtant trouver à deux balles du bout chez n'importe quel bouquiniste... Vestiges de nos jeunes années ?

4 commentaires:

heure-bleue a dit…

J'ai adoré entassé les livres, j'ai encore des traces, on en trouve partout, en pile, dans les coins, je manque de place. Lorsque j'ai reçu les bouquins que j'avais acheté à Tel Aviv, j'avais certains titres de Zweig en 3 exemplaires, maintenant les livres circulent et je ne trouve toujours pas celui que j'aimerais relire...

Ppn a dit…

De Zweig, je n'ai lu que "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" que j'ai beaucoup aimé. Si c'est celui que tu cherches ...

Homosapiens a dit…

J'ai découvert la lecture à la majorité. Impossible de s'en passer. Mais... Je n'aime pas les bibliothèques: je ne sais pas lire "contre-la-montre", et j'aime avoir la sensation que le livre est mien. Mais je ne le garde pas! Relire un livre? J'en suis incapable... C'est toujours amusant de voir que nous sommes des lecteurs tous très différents. D'ailleurs: je n'aime pas lire un bouquin prêté, même si j'adore en passé un moi-même... M... je deviens vraiment compliqué... Mamour a raison: ça empire...

Ppn a dit…

Tu sais ce qu'on dit ? Il y a deux sortes d'imbéciles : ceux qui prêtent les livres et ceux qui les rendent...