jeudi 5 juin 2008

Ras le blog !

Hier, il m'est arrivé un drôle de truc. Je me suis pris mon premier "soufflon" dans ma (courte) vie de blogueuse. Mardi soir, alors que mon mari zappait à la télé et moi sur la toile, j'ai fait un commentaire sur un post. Sans doute maladroit mais dépourvu de mauvaises intentions, je le jure ! Mon interlocutrice, à la fois virtuelle et bien vivante, l'a mal pris et s'est fendue le lendemain d'un billet d'humeur dans lequel elle reprenait mon commentaire, le disséquait, et concluait par ces mots : "J'estime avoir le droit de râler sur mon propre blog lorsque j'en éprouve le besoin." Et de conclure pas un rageur : "Suis-je claire, là ?"
Je me suis platement excusée, j'ai essayé de me justifier, elle m'a répondu qu'elle était fatiguée et particulièrement susceptible en ce moment. J'ai commenté en écrivant que je comprenais, que ça m'arrivait à moi aussi. Fin de l'incident.
En apparence seulement car depuis, je n'arrête pas de retourner ça dans ma tête. Je me dis que dans ma vie de tous les jours, je passe déjà mon temps à composer, au boulot, dans le microcosme familial, etc. Et que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de prendre des pincettes dans ce qui me semblait être, de prime abord, le dernier bastion de la liberté d'expression.
Je voudrais bien avoir votre avis sur le sujet. Cela vous est-il déjà arrivé ? De commenter avec trop de franchise ou de vous faire houspiller ? Ou bien de vous demander tout simplement si tout cela a un sens. Si vous ne feriez pas mieux de retourner à votre jardinage, vos mots croisés, vos bouquins que vous n'avez plus le temps de lire depuis que vous bloguez ? Et si au fond, vous ne préféreriez pas dialoguer avec des personnes que vous croisez en chair et en os plutôt que ces parfaits inconnus hier, qui d'un d'un seul coup prennent autant d'importance ? Le débat est ouvert !

Pour les amateurs, un Magritte de circonstance : "Dans mes petits souliers"

9 commentaires:

Homosapiens a dit…

Tu me donnes l'idée d'un billet, car je viens de vivre il y a peu, une expérience similaire sur un forum.
Tu sais quoi? Celles et ceux qui emploient des termes odieux, ne le feraient pas s'ils étaient en face.
D'une part, c'est une sensation de liberté intéressante, mais d'autre part, certain(e)s se laissent aller, sans imaginer qu'ils peuvent blesser!
Si leur colère est virtuelle, les blessures sont réelles.
Au fait...
Tu as écrit sur mon blog............ ;o)

Bérangère a dit…

Ha ha ha ! Bienvenue dans la cybervie Ppn.

Ce que dit Homo sapiens est vrai:
"Si leur colère est virtuelle, les blessures sont réelles."

Derrière le Net, les blogs, les forums, il y a de vrais gens, avec leurs joies, leurs peines, leurs susceptibilités et souffrances. En commençant, il y a trois ans, je pensais qu'un jour je me lasserais, ben non, j'ai même rencontré dans la vraie vie, deux blogueuses. C'est un plaisir, une amitié d'un genre nouveau mais toujours guidé par le plaisir de l'autre, le goût de l'autre comme dirait un blogueur que nous aimons bien...

Mais le moteur dans toute cette histoire, ça reste l'écriture.


cela est peu décousu mais je sors de deux heures de homework, suis HS


See you 2morrow !

Ppn a dit…

Bérangère, on poursuivra cette intéressante discussion demain puisque j'ai la chance de te voir "en chair et en os"...
Homosapiens, comme tu as rebondi sur mon post dans ton blog, c'est sur celui-ci que je vais aller répondre.

heure-bleue a dit…

Je blogue depuis longtemps, je suis plutôt spontanée, en fait j'écris sans réfléchir heureusement j'ai la chance de connaitre un certain nombre de blogueurs en vrai sinon j'aurais bien des problèmes...

Brigitte a dit…

Lorsque je sens que je peux blesser des gens , j'ai comme un doute dans ma tête et je n'envoie pas ce que j'ai écrit , curieusement , le fait d'avoir écrit me soulage et hop , plus envie de dire spontanémment ce que j'avais en tête . Merci pour le passage sur mon blog .

Satsuki a dit…

Je crois que l'écrit est bien plus difficile à interpréter que l'oral. Il n'y a aucune nuance, à moins d'abuser des smiley, et l'ironie, par exemple, passe très mal. Du coup, un mot anodin peut laisser une impression d'injure alors qu'il en était loin… je crois qu'il faut composer dans la blogosphère comme il faut composer dans la vie, sinon plus, précisément à cause de cela. Mais ça n'empêche pas d'y faire de très belles rencontres, comme dans la vie !

Valérie de Haute Savoie a dit…

Je me suis prise deux fois un soufflet qui m'a réellement meurtri, bien plus je pense que ce qu'a pu imaginer celles qui m'ont répondu. Sans doute ont elles tourné la page dès leur commentaire posté, mais de mon côté j'ai eu tellement de mal que j'ai abandonné pendant longtemps pas manie de laisser des mots de peur qu'ils soient à nouveau mal interprétés.
Maintenant, si cela arrivait, je crois que je relativiserais.

Ppn a dit…

Valérie, je te comprends d'autant mieux que, lorsqu'on se lance dans l'aventure du blog, on le fait avec une certaine dose de naïveté et on est loin d'imaginer ces réactions extrêmes. Moi aussi depuis, j'ai appris à relativiser et il m'est arrivé une fois de supprimer un comm' particulièrement insultant. C'est une forme de censure, soit, mais je l'assume...

Anonyme a dit…

Je suis récemment tombé sur votre blog et ont été la lecture de long. J'ai pensé que je laisserais mon premier commentaire. Je ne sais pas quoi dire sauf que j'ai eu plaisir à lire. Nice blog.