mardi 11 août 2009

Ils ont des chapeaux ronds

Ce week-end, nous étions en Bretagne. Pas celle de notre chère capitale, non, celle des côtes et des embruns, des solides maisons en granite, des rochers déchiquetés par les flots et le vent, en un mot, l'Armor. En plus, le temps était superbe et la Bretagne sous le soleil, c'est vraiment magique. Nous étions reçus, merveilleusement comme à chaque fois, par des amis chers à notre cœur, comme dit si bien Philippe Meyer sur France Inter. J'en profite pour rassurer son fan club, Bérangère va bien. Elle est en vacance de blog et en vacances tout court sur ses terres. C'est d'ailleurs un des derniers endroits en France où les portables ne passent pas et où les seuls débits qu'on connaisse sont les débits de boissons. Tout l'été, la jolie maison aux hortensias ne désemplit pas. Les copains venus de Singapour, San Diego, Jérusalem, Paris ou d'ailleurs se succèdent autour de grandes tablées où l'on déguste un succulent agneau au coco de Paimpol (AOC) et un délicieux far aux pruneaux (AOC), spécialité de PP. Dimanche soir, nous avions décidé de faire un tour au Festival du Chant de Marin de Paimpol, ou Pempoull pour les puristes. Pendant trois jours, ce petit port se pare de ses plus beaux atours, vieux gréements pimpants aux oriflammes chatoyantes, ambiance bon enfant, vrais bretons et touristes se régalant de galettes-saucisses ou cochon grillé, une bolée de cidre ou une canette de Coreff à la main. Outre le plaisir des yeux et du ventre, celui des oreilles n'est pas oublié grâce à ces petits groupes de chanteurs en marinière et vareuse qui entonnent le répertoire des terre-neuvas ou celui de Mac Orlan repris en chœur par un public tout acquis. Je suis toujours aussi fascinée de voir ces grappes de gens s'attraper par le bras ou le petit doigt pour chalouper ensemble telle une énorme vague ! Bien sûr, pour créer l'attraction et aussi concurrencer les autres festivals de la région, celui-ci propose quelques têtes d'affiche comme cette année, Marianne Faithfull ou ... Alan Stivell. Là, mon lecteur juste réveillé se frotte les yeux. Qui ? Alan Stivell ? Le chantre de la Bretonnitude, le barde à la harpe qui le premier fit connaître Tri Martolod à toute une génération ? Il chante encore ? Oui et à 65 ans, il fait le plein, le bougre ! Le Quai Loti était noir de monde et j'ai dû jouer des coudes et me hisser sur la pointe des pieds pour tenter de l'apercevoir. Ainsi, c'était bien lui, le Dieu de mes copains bretons du camp d'ados 1973 ? Pour ce petit moment de nostalgie, Mersi bras ha kenavo, Monsieur Stivell !


9 commentaires:

karmara a dit…

Mon Dieu, Anouk est en Bretagne ! Je prie le ciel qu'on ne lui ait pas mis du Alan Stivell à portée d'oreilles…

Ppn a dit…

Pas vu de colo dimanche soir à Pempoul. Elle est par là ? Toi, je suis sûre que tu préfères la tribu de Dana ;)

La Femme coupée en deux a dit…

Oooooh ! ça fait rêver... mais nous sommes si loin... pourrais-tu nous montrer quelques photos ?

bricol-girl a dit…

Moi je trouve que Karmara est vexante!

Valérie de Haute Savoie a dit…

J'ai suivi Alan Stivell en tournée ;) Un été j'avais fait la groupie et trouvé une couche tendre parmi les musiciens :D

Ppn a dit…

- A La FC en 2, BrB a pris des photos. Il ne me reste plus qu'à les mettre sur picasaweb et tu les verras défiler à droite. Promis !
- A Mab, c'est tout Karmara de dire ce qu'elle pense...
- A Valérie, c'est rigolo mais le camp d'ados dont je parle était justement en Haute Savoie. Et les Bretons mettaient une sacrée ambiance, crois-moi !

Brigitte a dit…

Bon , ça donne envie de faire un petit tour chez les bretons !

heure-bleue a dit…

Il est passé où mon commentaire, celui où je disais, que j'étais d'accord avec Karmara...

Ppn a dit…

Aucune idée, pas censuré par moi, en tout cas, promis ;)