
Ce week-end, nous étions en
Bretagne. Pas celle de notre chère capitale, non, celle des côtes et des embruns, des solides maisons en granite, des rochers déchiquetés par les flots et le vent, en un mot,
l'Armor. En plus, le temps était superbe et la
Bretagne sous le soleil, c'est vraiment magique. Nous étions reçus, merveilleusement comme à chaque fois, par des amis chers à notre cœur, comme dit si bien
Philippe Meyer sur France Inter. J'en profite pour rassurer son
fan club,
Bérangère va bien. Elle est en vacance de blog et en vacances tout court sur ses terres. C'est d'ailleurs un des derniers endroits en France où les portables ne passent pas et où les seuls débits qu'on connaisse sont les débits de boissons. Tout l'été, la jolie maison aux hortensias ne désemplit pas. Les copains venus de
Singapour,
San Diego,
Jérusalem, Paris ou d'ailleurs se succèdent autour de grandes tablées où l'on déguste un succulent agneau au coco de
Paimpol (
AOC) et un délicieux far aux pruneaux (
AOC), spécialité de
PP. Dimanche soir, nous avions décidé de faire un tour au Festival du Chant de Marin de
Paimpol, ou
Pempoull pour les puristes. Pendant trois jours, ce petit port se pare de ses plus beaux atours, vieux
gréements pimpants aux oriflammes chatoyantes, ambiance bon enfant, vrais bretons et touristes se régalant de
galettes-saucisses ou cochon grillé, une bolée de cidre ou une canette de
Coreff à la main. Outre le plaisir des yeux et du ventre, celui des oreilles n'est pas oublié grâce à ces petits groupes de chanteurs en marinière et vareuse qui entonnent le répertoire des terre-neuvas ou celui de Mac
Orlan repris en chœur par un public tout acquis. Je suis toujours aussi fascinée de voir ces grappes de gens
s'attraper par le bras ou le petit doigt pour chalouper ensemble telle une énorme vague ! Bien sûr, pour créer l'attraction et aussi concurrencer les autres festivals de la région, celui-ci propose quelques têtes d'affiche comme cette année,
Marianne Faithfull ou ...
Alan Stivell. Là, mon lecteur juste réveillé se frotte les yeux. Qui ?
Alan Stivell ? Le chantre de la
Bretonnitude, le barde à la harpe qui le premier fit connaître
Tri Martolod à toute une génération ? Il chante encore ? Oui et à 65 ans, il fait le plein, le bougre ! Le Quai Loti était noir de monde et j'ai dû jouer des coudes et me hisser sur la pointe des pieds pour tenter de l'apercevoir. Ainsi, c'était bien lui, le Dieu de mes copains bretons du camp
d'ados 1973 ? Pour ce petit moment de nostalgie,
Mersi bras ha kenavo, Monsieur Stivell !