mercredi 22 juin 2011

Et au milieu coule une rivière

En arrivant à Bordeaux, la bien nommée, j'ai retrouvé avec plaisir les sensations que procure la présence de l'eau dans une ville.  J'ai eu dans ma vie la chance de presque toujours habiter dans un port ou près d'un fleuve, Sète, Bayonne, La Rochelle, Toulouse, Paris, Rennes.  J'aime marcher le long des berges, observer le va-et-vient des bateaux, paquebots, voiliers ou simples péniches, fixer la ligne d'horizon ou plonger mon regard dans les eaux changeantes du fleuve. Ce week-end, c'était la Fête du Fleuve à Bordeaux, une fête un peu gâchée par une météo capricieuse le samedi, beaucoup de vent et plusieurs grains qui ont contraint les promeneurs à des replis stratégiques sous les stands. Dimanche, la Garonne sous le soleil avait retrouvé sa foule des grands jours venue admirer le majestueux Belem ou la Belle Poule, et suivre les premières courses de traînières à Bordeaux dans le cadre de la Liga San Miguel (une compétition basque très physique qui réunit sur des barques géantes des équipages de rameurs professionnels). L'invitée d'honneur de cette Fête du Fleuve était Bilbao et samedi lors de l'inauguration, on pouvait apercevoir Iñaki Azkuna, le maire de Bilbao déambulant sur les planches avec Alain Juppé. Entre parenthèses, quelle santé il a cet homme-là, l'avant-veille il était encore à Alger avec Bouteflika ! C'est aussi grâce au Pays Basque espagnol que je me trouvais moi aussi sur le pont (c'est le cas de le dire). Une amie attachée de presse de Paris m'avait confié à cette occasion l'accueil des journalistes sur le stand de son client. Des journalistes, je n'en ai pas vu beaucoup, dans ce genre de manifestation c'est un peu comme si on décidait de baguer des mouettes... Mais la foule elle était au rendez-vous, surtout à l'heure de la dégustation du cidre, prétexte à tout un cérémonial : un jet puissant qui jaillit du tonneau ou "kupela" et est ensuite récupéré dans un verre que l'on doit boire cul sec. On appelle ça le "txotx" en basque, sorte d'onomatopée qui évoque le bruit du liquide sous pression lorsqu'il s'échappe du fût. Quant au fromage de brebis, on le sert de ce côté-ci des Pyrénées avec de la pâte de coing plutôt qu'avec de la confiture de cerise noire, un régal ! Car c'est bien connu, l'air du large ouvre l'appétit...

6 commentaires:

bricol-girl a dit…

J'ai pris 1 kilo rien qu'en te lisant!

Brigitte a dit…

J'ai des amis bordelais qui apprécient Juppé et pourtant ils sont de gauche , apparemment , il a beaucoup fait pour sa ville .

Marie-Ange a dit…

Avec mon mari, nous nous sommes perdus dans Bordeaux il y a une bonne vingtaine d'années en montant en Bretagne.
Il faisait nuit et nous nous sommes retrouvés sur les docks ... frissons garantis !
Je suis à nouveau dans mon Sud et j'ai des envie de petits farcis et de soupe au pistou ...
J'aime partir mais j'adore revenir ...
Bisous chère Ppn.
Marie-Ange

Valérie de Haute Savoie a dit…

Tes villes d'amarrages me font rêver. Adorant la mer, je crèche aux pieds des montagnes jeunes ou vieilles, et je jure que dans ma prochaine vie je choisirai la mer.

marie-madeleine a dit…

Je serai ou plutôt passerai à Bordeaux vers le 13 août, seras-tu ailleurs? y seras-tu?

La petite poule noire a dit…

@ Marie-Madeleine, on est en vacances à partir du 15 août mais je ne sais pas encore quand on quittera Bordeaux. Contacte-moi quelques jours avant, ça me ferait plaisir de te voir et de te montrer la ville.