
La lecture du dernier
billet de Karmara, m'a fait penser à une anecdote qui m'est arrivée voici deux étés. J'étais en vacances dans le Sud chez ma sœur et elle venait de s'acheter une Mini. Il me faut préciser ici que je suis une inconditionnelle de ma petite sœur. A 40 ans, elle est notaire, mariée, mère de trois garçons adorables, vit dans une maison de rêve et a, je trouve, une classe folle. Bref, si connotation il doit y avoir, je dirais que sa Mini va bien avec le décor. Cet été-là, donc, j'étais venue en avion avec ma fille et, ma sœur et sa petite famille partant pour quelques jours, elle m'avait laissé et la maison et la voiture. Ma filleule étant avec nous, je décidais d'emmener mes deux ados au cinéma. Je pris donc le volant de la Mini non sans une certaine appréhension car elle est de prime abord, intimidante. Pour la démarrer, on n'utilise pas une vulgaire clé de contact mais une espèce de sucette plate qui se glisse horizontalement dans le tableau de bord. Comprendre ça m'a pris quelques minutes. Ensuite, moi qui roule habituellement comme une petite folle, là, je pris mon temps pour arriver au complexe Méga-Truc situé à l'autre bout de la ville. C'est après la séance que les choses se compliquèrent. Il devait être 13h30 et il n'y avait plus personne sur le parking. Et là, impossible de démarrer cette fichue voiture. Je commençais à paniquer complètement, pensant que quelque chose s'était déréglé dans tout l'électronique transporté à bord de ce petit bijou. Après un temps qui me parut interminable, je m'apprêtais piteusement à appeler mon père à la rescousse quand j'avisais un couple sur le parking qui venait de garer un petit coupé sport. Lui, la petite soixantaine, sourire et cheveux teints à la Jean-Pierre Foucault, chemise ouverte sur une chaîne en or, elle, blonde et disons, assez proche du descriptif de la "pétasse"que brosse K. dans son post...
J'explique donc mon problème au Monsieur et celui-ci, légèrement intrigué, passe la tête par la portière et regarde comment je m'y prends pour démarrer la bête. Il recule un peu et, petit rictus aux lèvres, me dit : "Mais là, c'est pas sur l'embrayage que vous appuyez, c'est sur la pédale de frein". La honte ! Et j'ai le permis depuis 25 ans. Alors, pour sauver la face devant "mes" filles et aussi, parce que dans ce cas, mieux vaut répondre par l'humour, je lui adresse mon plus beau sourire et lui dis sans me démonter :
- "Eh bien, je pense que vous aurez quelque chose à raconter dans les soirées désormais". Et lui, du tac au tac : "- Comptez sur moi, Chère Madame, je n'y manquerai pas".
Message à toutes les blogueuses blondes, le choix du titre de ce billet est, bien sûr, une boutade...