mardi 29 mai 2012

Ne manquez pas le prochain épisode (I)

Comme sûrement beaucoup de petites filles de ma génération, j'ai voulu faire de la danse classique pour ressembler à Delphine, le petit rat de l'Opéra de l'Age Heureux. J'imaginais que le danseur étoile me choisirait comme coryphée contre l'avis de mon professeur de quadrille pour danser dans Coppelia. En fait, je n'avais aucun talent et je n'ai pas poursuivi au-delà de trois ans mais j'ai été durablement marquée par cette première expérience de téléspectatrice assidue. Autre souvenir de cette époque, l'inénarrable Thierry la Fronde qui comme chacun sait était un imbécile avec sa fronde en matière plastique qu'il avait acheté à Prisunic. Bon, ça c'était plutôt pour les garçons mais j'aimais bien quand même, surtout la belle Isabelle (la maman de Zabou). Je me rappelle aussi que si on avait fini ses devoirs le mercredi soir parce qu'il n'y avait pas classe le lendemain, on avait le droit de regarder Daktari, avec Clarence le lion qui louchait et la guenon Judy, sans parler des médecins de brousse en shorts et chaussettes montantes des plus sexy. Autre grand moment dont plus personne à part moi ne doit se souvenir, "Les 7 de l'escalier 15" (à moins que ce ne soit l'inverse), une histoire de voisins dans une cité qui ressemblait à la nôtre. Mon frère et moi avons essayé en vain de communiquer avec nos copains via le vide-ordures, ça n'a jamais marché. Quand j'étais petite, la télé était en noir et blanc, il n'y avait que l'ORTF et deux chaînes, et on parlait de feuilletons, pas encore de séries. Il arrivait que la qualité soit au rendez-vous, comme avec "Jacquou le croquant", "L'homme du Picardie" ou "Les Rois Maudits". Je ne lisais pas encore Druon mais je me souviens encore de la voix tonitruante de Jean Piat quand son personnage traitait Mahaut d'Artois, sa tante, de "gueuse". On apprenait l'histoire de France en même temps que ces histoires de Templiers, c'était pratique. Dans les années 1980 ont déboulé les séries américaines mais c'était ringard de dire qu'on était accro à Dallas ou à Dynastie. Ce que je n'étais pas, je m'empresse de le rajouter. Curieusement, les séries ont retrouvé leurs lettres de noblesse dans la décennie suivante avec l'arrivée de Friends.
[A suivre ... ]

3 commentaires:

liwymi a dit…

C'est marrant, ce week-end j'étais à Berlin avec les enfants. Anouk a vu une affiche de Pipi Langström, alias Fifi Brindacier. Elle m'a demandé si ça passait à la télé qd j'étais petite. J'ai dit que oui, mais que ça me saoulait. J'ai ajouté qu'à l'époque, je n'aimais pas les séries que mes copines regardaient, genre "Poly" ou "Belle et Sébastien". En revanche, je regardais volontiers "Skippy le Kangourou", "Daktari" ou "Flipper le dauphin". J'ai tjs eu une préférence pour les séries US.

Hermione a dit…

Le père n'était pas mal du tout dans "Flipper le dauphin", et en plus on ne voyait jamais la mère ! Sinon je regarde souvent le toit de l'Opéra quand je passe par là, pour voir si j'aperçois de petits rats qui s'y promènent...

rosaannoma a dit…

Pour ma part j'ai mangé des séries dans les années 80. L'homme de l'atlantide, super jamie, starsky et hutch, drôles de dames, ...