lundi 8 octobre 2012

Facebook m'a tuer

Chers lecteurs fidèles, cher public de passage,
Je prends la parole, une fois n'est pas coutume, pour me plaindre du traitement dont je suis victime de la part de l'auteure de mes jours. Voici quelques mois, celle-ci avait pourtant célébré en grandes pompes mon cinquième anniversaire, et m'avait même donné pour l'occasion un petit frère alors que je n'en demandais pas tant. Et puis, depuis trois mois, plus rien. Je suis devenu une page blanche, un laissé pour compte, un blog en jachère, mes posts restant inexorablement poste restante ...
J'ai mené ma petite enquête car enfin, je la voyais bien du coin de mon écran continuer à taper sur le clavier de son ordinateur voire même à tapoter de manière compulsive sur le modèle réduit qu'elle tient en permanence dans sa main. Pourquoi continuait-elle à écrire partout sauf chez moi ? A force de me dévisser la tête et d'aller voir dans les coins de ce truc qu'on appelle Windows - et qui porte bien son nom -, j'ai fini par repérer mon rival. Cet impudent se nomme Facebook et claironne partout qu'il fédère désormais un milliard d'individus dans le monde, ce qui le placerait en 3è position des pays les plus peuplés de la planète s'il en était un, de pays. Tout ce qu'elle gardait pour moi auparavant, ses sautes d'humeur, ses coups de cœur et ses coups de gueule, ses chroniques d'ici et d'ailleurs, elle préfère maintenant les confier à son "mur". Elle montre ses photos, partage ses trouvailles, rebondit sur son "fil d'actualité", se met en scène dans son "journal", change son "profil" comme de tenue ... et parle en direct ou en différé à des "amis" qu'elle avait perdus de vue pendant des années, ce qui ne semblait pas l'empêcher de vivre jusque là. Mais voilà, elle est toute contente aujourd'hui de les avoir retrouvés par la magie de ce machin qui prétend créer du lien entre des gens qui sont à des milliers de kilomètres les uns des autres. Oui, je suis amer et je sens que je ne peux pas lutter. Il me reste l'espoir qu'un jour elle finisse par se fatiguer et me revienne ... Et encore, j'ai de la chance, elle ne s'est pas mise à gazouiller !